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Actitudes

Resource Center 18 key factors: The power of vulnerability by Brené Brown

 

L'idée de la Ressourcerie des 18 facteurs clés est de permettre le repartage de ressources - en lien avec l'un ou plusieurs des 18 facteurs clés pour des équipes durables. Quelque soit la forme de la ressource, parfois il pourra s'agir d'une lecture, d'un podcast, d'une bonne pratique qu'une personne aura expérimentée ou vécue dans son organisation, un tips, etc. 

Cette ressource nous a été partagée par un·e Leader/Manager lors d'une des Journées Explorer les équipes durables. 

 

Le pouvoir de la vulnérabilité : Ce que Brené Brown nous enseigne sur le courage d'être soi

Et si notre plus grande faiblesse cachait en réalité notre plus grande force ? En 2010, la chercheuse Brené Brown montait sur la scène de TEDxHouston pour partager une décennie de recherches sur la connexion humaine. Ce qu'elle y a révélé a bouleversé des millions de personnes : pour vivre pleinement, nous devons accepter d'être vulnérables.

Voici le récit, teinté d'humour et de sincérité, de sa quête scientifique qui s'est transformée en une véritable prise de conscience personnelle.


Quand une chercheuse devient une « conteuse d'histoires »

Brené Brown commence son intervention par une anecdote amusante. Alors qu'elle devait intervenir lors d'un événement, l'organisatrice l'appelle, embarrassée : « Si je dis sur le dépliant que tu es chercheuse, personne ne viendra, car les gens vont penser que tu es ennuyeuse et déconnectée de la réalité. Par contre, j'ai adoré ton intervention parce que tu racontes des histoires. Je vais plutôt écrire que tu es une conteuse. »

Après un mouvement de recul de son ego d'universitaire, Brené Brown a accepté cette double identité : « Les histoires ne sont peut-être que des données avec une âme. » Elle est donc une chercheuse-conteuse.

Son objectif initial en tant que doctorante en travail social ? Tout mesurer et tout rationaliser. Sa devise était simple : si la vie est un chaos, il faut la ranger et la mettre dans une boîte bien ordonnée. Mais la réalité humaine s'est révélée bien plus complexe.

La découverte de la honte et de la déconnexion

En étudiant la connection — qu'elle définit comme la raison d'être de notre présence sur Terre et ce qui donne du sens à nos vies —, Brené Brown s'est heurtée à un obstacle inattendu au bout de seulement six semaines de recherche.

Lorsqu'on interroge les gens sur l'amour, ils parlent de chagrin d'amour. Lorsqu'on leur parle d'appartenance, ils racontent l'exclusion. Et lorsqu'on leur parle de connexion, ils partagent des histoires de déconnexion. Le coupable ? La honte.

« La honte est la peur de la déconnexion. C’est cette pensée : "Y a-t-il quelque chose en moi qui, si les autres le découvrent, me rendra indigne de connexion ?" »

C'est un sentiment universel. Et ce qui sous-tend cette honte, c'est une vulnérabilité insoutenable : l'idée que, pour que la connexion se produise, nous devons accepter d'être vus, réellement vus.


Le secret de ceux qui vivent « à cœur ouvert » (Whole-hearted)

Détestant l'idée de la vulnérabilité, Brené Brown décide de passer six ans à décortiquer le sujet pour tenter de la « déjouer ». En analysant des milliers de données, elle sépare les participants en deux groupes : ceux qui ont un sens profond de leur valeur, de l'amour et de l'appartenance, et ceux qui luttent constamment pour les obtenir.

Une seule variable séparait ces deux groupes : les personnes qui ressentent un fort sentiment d'amour et d'appartenance croient simplement qu'elles en sont dignes. En étudiant de plus près ces personnes qu'elle qualifie de « whole-hearted » (qui vivent à cœur ouvert), elle a découvert des points communs essentiels :

  • Le courage (au sens d'origine du terme) : Issu du latin cor (le cœur), le courage originel signifie raconter l'histoire de qui l'on est avec tout son cœur. Ces personnes avaient le courage d'être imparfaites.

  • La compassion : Elles étaient bienveillantes envers elles-mêmes d'abord, puis envers les autres.

  • L'authenticité : Elles étaient prêtes à abandonner ce qu'elles devraient être pour être qui elles étaient vraiment.

  • L'acceptation de la vulnérabilité : Elles ne trouvaient pas la vulnérabilité confortable ou agréable, mais simplement nécessaire. C'est le courage de dire « Je t'aime » en premier, de lancer un projet sans garantie de succès, ou d'attendre le coup de fil du médecin.


La crise (ou l'éveil spirituel) de la chercheuse

Pour Brené Brown, cette découverte fut un choc. Le but de la recherche scientifique est de contrôler et de prédire. Or, ses propres données lui démontraient que pour bien vivre, il fallait arrêter de vouloir tout contrôler et accepter la vulnérabilité.

Ce conflit a provoqué chez elle ce que sa thérapeute a appelé un « éveil spirituel » (et qu'elle qualifie plutôt de dépression ou de combat de rue d'un an). Elle a dû ranger ses outils de mesure et apprendre, elle aussi, à capituler face à la vulnérabilité.


Comment nous anesthésions nos vies

Pourquoi luttons-nous tant contre la vulnérabilité ? Parce que nous essayons de l'anesthésier. Le problème, explique la chercheuse, c'est que nous ne pouvons pas anesthésier nos émotions de manière sélective.

« On ne peut pas dire : "Voici les mauvaises émotions (la vulnérabilité, le chagrin, la honte, la peur). Je ne veux pas les ressentir, je vais prendre deux bières et un muffin à la banane." »

Quand nous anesthésions ces sentiments difficiles, nous anesthésions aussi involontairement la joie, la gratitude et le bonheur. Nous devenons alors misérables, nous cherchons du sens, nous nous sentons vulnérables... et le cercle vicieux continue.

Pour fuir cette vulnérabilité, nous faisons d'autres erreurs :

  • Nous transformons l'incertitude en certitudes rigides (en politique ou en religion : "J'ai raison, tu as tort, tais-toi").

  • Nous blâmons les autres pour évacuer notre propre douleur.

  • Nous voulons rendre tout parfait, y compris nos enfants. Or, notre rôle de parent n'est pas de faire d'eux des êtres parfaits pour Yale, mais de leur dire : "Tu es imparfait, tu es taillé pour la lutte, mais tu es digne d'amour et d'appartenance."


Le chemin vers une vie pleine et entière

Brené Brown conclut son intervention par un appel à changer de perspective. Il existe une autre voie, qui repose sur quatre piliers :

  1. Se laisser voir, profondément et de manière vulnérable.

  2. Aimer avec tout son cœur, même s'il n'y a aucune garantie.

  3. Pratiquer la gratitude et la joie dans les moments de terreur, en se disant : "Se sentir aussi vulnérable signifie simplement que je suis vivant."

  4. Croire que nous sommes assez. C'est le point le plus crucial. Quand nous agissons en étant intimement convaincus que nous sommes « assez », nous arrêtons de crier et nous commençons à écouter. Nous devenons plus doux, plus bienveillants envers notre entourage, et surtout, envers nous-mêmes.

 

Si vous avez une ressource soutenante que vous aimeriez à votre tour repartager en lien avec l'un ou plusieurs des 18 facteurs clés des équipes durables, nous vous invitons à le faire par ici :

 

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